L'Afrique vient de construire la plus grande zone de libre-échange au monde. Le P&L commence à s'imprimer.
Le commerce intra-africain devrait atteindre 230 milliards de dollars en 2026. Un système de paiement transfrontalier est opérationnel. Le volume des transactions de capital privé a augmenté de 8 % tandis que toutes les autres régions du monde ont connu une contraction. La fenêtre est ouverte.
Le commerce intra-africain est en bonne voie pour atteindre 230 milliards de dollars en 2026 — une augmentation de 10 % par rapport aux 210 milliards de dollars enregistrés en 2025, selon le rapport d'Afreximbank Perspectives commerciales et économiques africaines 2026, publié le 30 mars 2026.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), lancée officiellement en janvier 2021, n'est plus un instrument politique en attente de mise en œuvre.
Le P&L est en cours d'impression.
La question pour l'investisseur de la diaspora mondiale est de savoir si le capital est positionné pour participer avant que l'échelle ne devienne universellement évidente.
Pour le contexte historique : le commerce intra-africain représente environ 15 % du commerce total de l'Afrique depuis des décennies — bien en dessous de la part de 60 %+ du commerce intra-régional de l'Union européenne et même en dessous des 22 % de l'ASEAN.
The combination of population-driven demand growth, a functioning continental trade agreement, a cross-border payment system, and a digital trade protocol creates a market formation moment that historically precedes significant private capital inflows.
Le fossé structurel persiste non pas parce que les pays africains manquent d'économies complémentaires, mais parce que l'infrastructure de l'époque coloniale — routes, chemins de fer, ports, rails financiers — a été construite pour extraire des matières premières vers l'extérieur, et non pour faciliter les échanges latéraux.
La ZLECA est la première architecture politique à l'échelle continentale conçue pour inverser cette orientation.
Le jalon de 2026 marque une inflexion structurelle
Le commerce total africain a atteint environ 1,4 trillion de dollars en 2025. Le commerce intra-africain à 210 milliards de dollars représentait environ 18 % de ce total — déjà au-dessus de la moyenne historique de 15 %.
La projection de 230 milliards de dollars pour 2026 porterait cette part à environ 16–18 % même sous des hypothèses conservatrices, avec le scénario optimiste d'Afreximbank projetant que les secteurs de la fabrication et de l'agroalimentaire représentent 48 % à 50 % des flux commerciaux intra-africains, contre 46 % en 2025.
Ce changement sectoriel est conséquent : le commerce de la fabrication et de l'agroalimentaire crée des chaînes de valeur, des emplois et des bénéfices conservés sur le continent plutôt que des flux d'exportation de matières premières capturés par des traders mondiaux de matières premières.
L'infrastructure de paiement qui le rend réel
Le Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS) est entré en vigueur en 2025 — et le rapport d'Afreximbank l'identifie comme un moteur structurel principal de la projection de croissance du commerce en 2026.