Le chiffre qui définit le moment d'infrastructure de l'Afrique est de 155 milliards de dollars

C'est le niveau d'investissement annuel que le rapport de l'OCDE Les dynamiques de développement de l'Afrique 2025 — publié en novembre 2025 en partenariat avec l'Union africaine — identifie comme nécessaire pour plus que doubler le PIB de l'Afrique d'ici 2040.

Ce chiffre n'est pas une aspiration au développement.

C'est une sortie modélisée : investir 155 milliards de dollars par an dans des infrastructures productives à partir de maintenant jusqu'en 2040, et le PIB de l'Afrique double plus que.

Investir aux niveaux de mobilisation actuels — environ 90 milliards de dollars par an selon les tendances existantes — et l'écart se cumule chaque année.

Le même rapport de l'OCDE identifie le chiffre de retour qui recadre toute la narration : les projets d'infrastructure sur le continent africain peuvent générer des rendements allant jusqu'à 20 %, parmi les plus élevés au monde.

La dette commerciale en Afrique coûte au moins 2,5 fois plus que le financement équivalent dans les pays de l'OCDE.

Les coûts des capitaux propres sont 1,6 fois plus élevés.

The $65 billion annual gap between current mobilization and the required investment level is not a development crisis waiting for charity. It is a market inefficiency waiting for capital with the sophistication to price and structure it correctly.

Le paradoxe est direct : le marché des infrastructures à rendement le plus élevé au monde est simultanément le plus coûteux à financer — non pas parce que les projets sous-jacents sont plus risqués en termes de flux de trésorerie, mais parce que le coût du capital est élevé.

Comprendre ce paradoxe est la fondation de la thèse d'investissement

Le capital qui peut accéder aux rendements des infrastructures africaines à des taux d'emprunt concessionnels ou presque concessionnels — par le biais d'institutions de financement du développement, de structures de financement mixte ou de véhicules de co-investissement de la BAD — capte un écart qui n'existe dans aucun autre marché d'infrastructure majeur.